Origines - Brevets et insignes

                  Origine    e1cc6f9276a1dbe15a15def0bb19a7da.gif    Commando

                                Du nom

dague.gif1940 A l'initiative de Winston Churchill, l'Armée Britannique entreprit de former des troupes spécialisées dans les coups de main destinés à prendre par surprise des objectifs précis, mais limités.

dague.gif 1940 Un commando était une unité militaire, à peu près de la taille d'un bataillon, composée de volontaires pour services spéciaux. Ils gardaient les insignes et la coiffure de leur régiment d'origine. Ils constituaient une force secrète dont le seul privilège était de trouver eux-mêmes leurs billets de logement et leurs rations, chaque unité devait son allure à son Chef de Corps. Ils logeaient chez l'habitant. Le Lieutenant-Colonel Dudley Clarke, qui fut chargé d'organiser les Commandos, fut aussi celui qui les baptisa ainsi en souvenir de la "Guerre de Boers".  

dague.gif Il ne fait aucun doute que l'Armée Britannique a repris à son compte une dénomination dont elle avait appris toute la valeur à ses dépens durant la "Guerre des Boers", de 1899 à 1902.  Les "Commandos" Boers, qui tenaient lieu d'armée régulière aux Républiques d'Orange et du Transvaal, rassemblaient, le plus souvent à cheval, les hommes valides de 16 à 20 ans qui devaient tous faire le service militaire. Chaque "Commando" était organisé à l'échelon du district électoral.

dague.gif Mais,bien avant les hostilités, les colons Afrikaners désignaient du nom de "Commando", des groupes d'action qui menaient des expéditions punitives, à titre privé, contre leurs voisins africains - Cafres, Zoulous, Basoutos – à l'exemple des Portugais, s'il faut en croire le grand dictionnaire de la langue anglaise de Murray (K2, 1892 p 67), qui outre deux exemples de 1884, en cite un premier qui remonte à 1834 : Les Boers firent un (raid de) commando contre nos pères..., cette vieille politique lamentable des représailles militaires, le système du "Commando".

 dague.gifAinsi donc,"Commando", au sens d'unité spéciale, aurait été introduit en Afrique du Sud par les Portugais, mais, de toute évidence, ce sont les colons Boers qui lui ont assuré la fortune qu'il a connue en Europe, une première fois lors de la guerre de 1899-1902 et, surtout, une nouvelle fois avec la Seconde Guerre Mondiale.

               L'insigne    cd309b3ad9a75d86dc5601f7648b8526.gif   Du béret 

La devise "UNITED WE CONQUER" a été reprise des Commandos de la deuxième guerre mondiale (voir le mémorial de Spean Bridge) par le créateur de l'insigne, le Padre (aumonier) Devos.

                      UNITED2_BN_CDO.jpgWE CONQUER     

 dague.gif1950 Portés à partir de cette date par les Commandos belges du ''Régiment Commando'' Auparavant les Commandos belges portaient, comme durant la guerre, le lion belge comme insigne de béret.

           L'actuel brevet A  c930e8715838fafc1a9fbb5f1469de51.gif Commando ( BAC)

dague.gif Créé durant la seconde guerre mondiale avec différentes couleurs.Ce brevet est maintenant porté sur la manche droite avec le sommet à +/- 10 cm en dessous de l'épaule. A l'issue d'une formation dure et éprouvante ponctuée par la réussite des tests professionnels et physiques, le candidat Para Commando est autorisé à porter le béret vert. Après cette première formation il suit la formation pour l'obtention du brevet Commando durant quatre semaines où il apprend toutes les techniques de franchissements d'obstacles naturels (rochers, cours d'eaux).Durant cette formation l'aspect sera également mis sur le développement des aptitudes au combat corps à corps, sur la rusticité, l'endurance et l'esprit d'entraide.

                        Le037b5a71bc060f293e7a89e8a3f4a525.gif   Wings

                         L’actuel brevet A Para (BAP)

dague.gifCe brevet a été créé durant la seconde guerre mondiale et porté par les unités faisant partie de la brigade SAS. (Special Air Service).

dague.gifLes SAS belges ont repris cet insigne lors de l'intégration et de la création de l'unité de parachutistes dans l'armée belge.

dague.gifLe brevet est obtenu après avoir suivi un « ground training » (exercice au sol) permettant d'acquérir les drills d'exécutions et les réactions adéquates en cas d'incidents et après avoir exécuté au total 8 sauts répartis entre des sauts de ballon, des sauts d'avion, avec et sans matériel, tant de jour que de nuit.

         Le béret vert   71546c80341c590020d19f92655fd3b2.gif  Des Commandos 

                                 (L'origine de la couleur)

dague.gifQuelle couleur choisir ? Il y en avait déjà deux en service qui devaient donc être éliminées : Noir était porté par le « Royal Tank Regiment » et Rouge (lie de vin) par le « Parachute Regiment ». Le badge d'épaule du N°1 Commando représentait une salamandre verte traversant un feu formé de flammes jaunes (or) et rouges (cramoisi). Cet insigne avait été dessiné par le « Richmond Herald at the College of Arms ».   

dague.gifAu départ de la couleur de la salamandre, il fut décidé d'adopter le vert (bouteille) pour le béret des Commandos. Le Capitaine PUGH fut chargé de chercher comment et où il pouvait être fabriqué ? Heureusement, il y avait dans la région, près d'Ardrossan, une firme spécialisée dans la fabrication des bonnets écossais. Puggiel découvrit qu'elle fabriquait déjà les bérets pour le « Royal Tank Regiment ». Des échantillons furent produits : un modèle pour officiers et un pour les autres rangs, la seule différence étant que le bord du premier était en soie et celui du deuxième était en cuir.

dague.gifLa phase suivante de l'opération, fut de demander l'approbation du Commandant de la Special Service Brigade , le Brigadier Bob Laycock, pour pouvoir utiliser le béret de cette couleur. Par retour de courrier, celui-ci donna son accord. Il fit un geste et décida que le N° 1 Commando serait servi en premier.

dague.gifNovembre 1942, pendant l'Operation Torch , le débarquement en Afrique du Nord, le N°1 Commando fut la première unité à porter le beret vert Commando au combat.

              Nos fondateurs Pionniers de nos Unités

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A droite David Stirling 2ème à droite Edward McDonald  troisième droite Bill Kennedy extrême gauche Pte Frederick Briar prises par le capitaine Keating 18/01/1943  David stirling fondateur des sas anglais Photo prise en 1942 dans la désert d'Afrique 

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              sas-belge.jpg

L’Aventure Para Commando Belge a travers les années : Formation Opérations     

dague.gif1942 le Gouvernement belge de Londres donne son autorisation à la formation de deux unités spécialisées, ils sont quelque 250 à se porter volontaires et à être sélectionnés parmi les Forces belges de Grande Bretagne. L’une, la 4th Troop au sein du 1o th Inter Allied Commando sera  commandée par le Capitaine Georges Danloy coiffée du béret vert   entraîné aux opérations du type Commandos; raids, débarquements, assauts de falaise et opérations en terrain difficile!..

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L’autre, l’Indépendant Parachute Compagny revêtue du béret lie de  vin, entraînée à Ringway, Malvern, Friz Hill, Interlochy (Ecosse) devenant en février 1944 sous les ordres du Capitaine Eddy Blondeel, le « Belgian SAS Squadron » stationné alors à Loudoun castle (Ecosse) et affecté à la « Spécial Air Service Brigade », sera formé pour les opérations parachutées derrière les lignes; le renseignement, le harcèlement et plus tard aux missions de reconnaissance sur jeeps blindées.

3_4TH_TROOP1.jpgLa 4th Troop Commando : Début décembre 1943, la troupe Commando participe à la Campagne d’Italie. Intégrée d’abord dans la 8' Armée Britannique, elle combat sur le Sangro ensuite à Montenero.

dague.gifJanvier 1944 elle rejoint le front de la 5° Armée américaine prend part à une offensive générale pour franchir le Garigliano et conquérir le Mont Ornito.

dague.gifMars 1944 l’unité affectée à la  2 ème Spécial Brigade sur l’île de vis, participe pendant deux mois, avec des partisans de Tito, à des raids sur les îles voisines et à des attaques de convois de ravitaille­ment ennemis.  Rentrés en Grande Bretagne la veille du débarque­ment en Normandie, les Belges n’y seront pas engagés.

dague.gif Juillet 1944 7Commandos effectue une patrouille de reconnaissance sur l’île d’Yeu en vue de la reconquérir avec l’entièreté de la troupe. Mais cette reconnaissance révèle l’inutilité d’une opération d’envergure, l’île ayant été abandonnée par les Allemands.

dague.gif Novembre 1944 les bérets verts participent ensuite à l’opération terre air mer dont l’ob­jectif est de libérer l’île de Walcheren. Cette opéra­tion typiquement Commando, effectuée par mauvais temps et face à un ennemi bien organisé défensivement, est sans conteste la plus courte (neuf jours) mais la plus dure campagne menée par les bérets verts. Elle permettra de dégager l’embouchure de l’Escaut et de rouvrir l’accès au port d’Anvers.

dague.gif A partir du 8 mai et jusqu’au 15 septembre 1945, l’u­nité, renforcée de quelque 300 volontaires recrutés au lendemain de la Libération de la Belgique devient le « I st Régiment Commando ».  Rattaché à la I st Brigade Commando, il est chargé d’une mission de sécurité qui comporte un aspect essentiellement policier de « Counter intelligence » : arrestations de criminels de guerre, de membres de la Légion Wallonie et de la SS Lan- genmark, désarmement de troupes allemandes... dans le Scheswig-Holstein.

dague.gif Le « Belgian SAS Squadron »  http://www.belgiansas.us/    Enrôlée dans les combats de la libération de l’Europe, à partir de juillet I944, l’unité effectue 14 opérations SAS derrière les lignes en France, en Belgique et en Hollande. Convertie en Escadron SAS sur jeeps blindées, elle opère sur le flanc droit de la 6th Airborne Division dans les Ardennes Belges à partir de décembre 1944. Devenus le  Régiment Parachutistes SAS grâce à l’apport de volontaires enga­gés après la Libération, Blondeel et ses hommes prennent part à partir du début avril 1945 aux campagnes de Hollande et d’Allemagne.  Après la cessation des hostilités, le Régi­ment participe également à une mission de « Counter intelligence » jusqu’au début juillet.

dague.gif Le Régiment Para Commando Période Afrique : Au lendemain de la capitulation allemande, les commandants des deux régiments, les Lieutenant- Colonels Danloy et Blondeel vont devoir se battre pour assurer la survie de leur unité. Dans la réorganisation de l’armée belge, il devient difficile de justifier l’utilité de soldats du type SAS et Commando. Heureusement, la logique l’emporte. Les SAS Parachutistes stationnés près de Bruxelles ensuite à Bourg-Léopold vont créer à Schaffen un Centre d’Entraînement de parachutistes et un centre d’entraînement SAS à Poulseur afin d’y dispenser l’entraînement complet en Belgique.

CENTRE-ENTRAINEMENT-MARCHES-LES-DAMES.jpg Les Commandos casernés à Marche-les-Dames  y installe un Centre d’Entraînement Commando inspiré de celui d’Achnacarry en Ecosse où ils ont été formés pendant la guerre.Jusqu’en 1951, les bérets rouges et les bérets verts conservent leurs spécificités et leurs missions mais un destin nouveau pointe à l’horizon !

dague.gifEn 1951, il est décidé de créer le Régiment Para- Commando en réunissant le " Bataillon de Parachutistes, le 2° Bataillon de Commandos, le Centre d’Entraînement de Parachutistes et le Centre d’Entraînement Commando. Cette décision allait permettre aux bérets rouges et aux bérets verts d’apporter leur expérience, leurs acquis, leurs traditions et de cimenter un nouveau type d’unité qui ne serait plus parachutiste ni commando mais Para Commando. Le Lt-Col G. Danloy devient le premier commandant.

dague.gifDès 1953, alors que la guerre de Corée n’est pas encore terminée et que de nombreux bérets rouges et verts s’y étaient engagés, un nouveau Huit citations seront décernées aux deux unités : Italie, Yougoslavie, Walcheren pour les Commandos Normandie, Belgique, Ardennes, Emden, Oldenburg pour les Parachutistes SAS  

dague.gifDanloy et Blondeel, officiers de réserve d’artillerie de formation, commandent deux unités d’élite au sein de I’Armée Britannique et créer un style de commandement nouveau axé sur le volontariat et l’entraînement physique sévère en partageant intensivement la vie rude et en s’imposant la même discipline que leurs hommes. Par leur exemple à leurs subordonnés, ils s’efforceront d’abord de les persuader !  Champ d’action, immense et intéressant, va s’offrir à l’enthousiasme et à l’esprit d’entreprise des Para Commandos par l’envoi d’unités au Congo Belge à la base de Kamina ,  le 3‘ Bataillon Parachutistes (Katanga), à la base de Kitona en 1959 (Bas Congo) le 4’ Bataillon de Commandos, et à partir de I960 au Rwanda-Burundi (les deux bataillons). Pendant quelque dix ans, quelque 24 détache­ments essentiellement composés de gradés - d’active, de réserve - et de miliciens séjourneront huit mois et plus dans les territoires d’outre-mer..Au lendemain de l’indépendance du Congo, quelque 3.000 Para Commandos d’active et de réserve, cinq bataillons (I Para, 3 Para, 4 Commando, 5 Para Commando, 6 Commando) et cinq compagnies indépendantes vont se porter, après parachutage ou atterrissage d’assaut, au secours des Européens menacés par les mutins de la Force Publique et organiser leur évacuation. 10.000 Belges seront évacués et de nombreuses armes récupérées.

dague.gifLe 3 Para et le 4 Commando restent stationnés au Rwanda Burundi jusqu’en 1962. Les deux bataillons dispersés sur tout le territoire sont mis à forte contribution ; protection des deux monarques nwamis), maintien de l’ordre, contrôle des élection -  défense du territoire, escortes de convois, Garde  aux frontières, distribution de la nouvelle Monnaie, distribution de vivres et de médicaments aux populations... Et lorsque le calme est rétabli  une région, des incendies de huttes, des destructions de récoltes, des massacres sont perpétrés leurs.Lorsque qu’ils quittent le pays après l’indépendance en août 1962, le pays est pacifié et le restera jusqu’en 90...Le Régiment...Unité d’intervention Rapide

dague.gifDepuis 1953, les Para Commandos constituaient les « Forces Nationales d’Outre-Mer ». Leur mission avait entraîné un allégement de l’équipement et de leur armement tel que leur engagement sur un théâtre d’opérations européen eut été périlleux. Pour pallier cette déficience, l’unité est renforcée d’une Compagnie ATk (Entac puis Milan), d’une Batterie d’artillerie Para Commando et d’un Escadron Recce Para Commando, plus tard d’une Compagnie Génie, d’une Compagnie Médicale, d’une Compagnie d’Artillerie AA et d’une Compagnie Logistique. Mais, même si le Régiment Para Commando a définitivement abandonné ses cantonnements d’Afrique, des événements sanglants vont l’obliger à y retourner.

dague.gifEn 1964, un bataillon renforcé effectue deux opéra­tion parachutées à Stanleyville et à Paulis (Congo) pour libérer et e  l’avenir qui pourraient être menées dans le cadre des opérations des Nations Unies ou de tout autre groupement de puissances décidées à apporter la contribution de la force à l’établissement de la paix et de l’ordre public.

dague.gifA partir de 1973, suite aux conséquences de la première sécheresse dans les pays du Sahel, le Régi­ment est engagé dans une opération humanitaire non armée au Niger. 520 tonnes de vivres sont parachutées ou aérotransportées par des équipages de la Force Aérienne et des Para-Commandos du Peloton Ravitaillement par air.

dague.gifEn 1974,des véhicules partis de Belgique et conduits par du personnel des trois bataillons vont parcourir d’avril à août quelque 230.000 km et transporter 3.805 tonnes de vivres vers les camps de réfugiés.

dague.gifEn mai 1978 après un atterrissage d’assaut, le Régiment intervient dans la région du Shaba pour se porter au secours d’expatriés menacés par des rebelles venus d’Angola. L’opération menée par plus de 1000 hommes consiste en un atterrissage d’assaut sur l’aérodrome de Kolwezi suivi de l’occupation de la ville. Des patrouilles sont envoyées vers l’extérieur pour récupérer les expatriés isolés. Deux centres d’accueil : l’un à l’aéroport de Kolwezi, l’autre à Kamina permettent l’évacuation de 2.300 expatriés.Un bataillon reste sur place jusqu’en juillet et assure la sécurité dans plusieurs centres miniers importants afin d’éviter l’exode massif des expa­triés.

dague.gifUn an plus tard, le séjour d’un bataillon para- commando dans le Bas-Zaïre de quelque six semaines permet de calmer les inquiétudes des Européens de Kinshasa et du Bas-Zaïre.

dague.gifEn 1985, le Peloton RavAir effectue en collabora­tion avec la Force aérienne de nombreux largages de vivres en Ethiopie pour venir en aide aux populations menacées par la seconde sécheresse dans les pays du Sahel.2.500 tonnes de vivres sont larguées par le système d’éjection par gravité à basse altitude mise au point par la Force aérienne et le Centre d’ Entraînement de Parachutistes.

dague.gifParallèlement à ces missions africaines, les unités para commandos participent depuis 1963 à la défense du secteur belge en République Fédérale Allemande et elles prennent part également aux manœuvres de l’OTAN dans le cadre de la protection des flancs de l’Alliance : l’Ace (Allied command Europe) Mobile Force en Turquie, Grèce, Danemark, Norvège...

dague.gifAlors que le Régiment Para Commando célèbre le trentième anniversaire de sa création en 1982, celui-ci a l’honneur d’accueillir 5.A.R le Prince Philippe - Prince héritier de Belgique - qui a souhaité suivre l’entraînement Para Commando. Breveté parachutiste et commando, Philippe servira comme chef de peloton au 3 Para. La Brigade Para Commando unité à vocation africaine

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