Le raid motocycliste Bruxelles-Kamina

Belgique1.gifLe raid motocycliste Bruxelles-Kamina 9 décembre 1950 – 15 février 1951  Au temps du 1er Régiment de Parachutistes   

le raid moto para belge 1951 5 2

 3 le raid moto 6 1

Dès 1950, le gouvernement belge envisageait d’envoyer paras et commandos au Congo. La liaison n’était prévue que par bateau ou avion, ce qui, dans l’esprit du major Cassart1, comportait une lacune. Il proposa donc de tester la liaison terrestre, et remit un projet, en ce sens, au ministre de la défense nationale.

alpha_4l1.gife raid devait se tenter à bord de grosses Ford  Le projet, trop coûteux, fut refusé ; Charles Laurent2 proposa alors d’accomplir la liaison avec des motos militaires; Cassart fut emballé et finit par recevoir le feu vert. Il ne lui restait plus qu’à former une équipe, et à entamer, avec elle, une préparation sérieuse.

Faisant fi des critiques, Cassart avait recruté son équipe : six officiers paras3 et un officier mécanicien4. Ensemble, ils fixèrent le départ au 9 décembre 1950. Ils pensaient rallier Kamina en deux mois, après un voyage de 13.000 kilomètres, y compris le trajet en bateau de Marseille à Alger. Contacts furent pris avec les milieux diplomatiques, et l’itinéraire fut préparé scrupuleusement. Parallèlement, J. Holvoet et E. Gailly étudièrent la mécanique, pendant un mois, à la FN ; la Fabrique Nationale d’Herstal, fournisseur des motos de l’armée, apportait en effet tout son appui au raid ; plusieurs mois avant le départ, la FN avait mis quatre motos d’entraînement à la disposition des raiders.

Six officiers parachutistes et un spécia­liste mécanicien foraient l’équipe où cha­cun a une fonction précise.

alpha_0121.gife Capitaine P.Leyder, ancien de la Force Publique, ayant fait partie du Corps expéditionnaire engagé en Afrique du Nord, avant de rejoindre les SAS en 1944 où il commanda la section mécanique- transport pendant les Campagnes de Hollande et d’Allemagne, futur comman­dant de l’école de parachutage de Schaffen... dans la fonction de reporter.  

alpha_0121.gife Lieutenant Etienne Gailly, ancien agent parachutiste (*) ayant rejoint l’Escadron Parachutiste SAS en 1944 est choisi pour... son extraordinaire force phy­sique. Il avait été le héros du marathon des Jeux Olympiques de Londres en 1948. Ayant fait la course en tête, il fut pris d’une défaillance en arrivant sur le stade de Wembley et se vit dépasser par deux concurrents à trois cents mètres de l’arrivée. Le monde entier parla de lui et de son cou­rage. 

alpha_0121.gife Lieutenant Jacques Holvoet, volontaire de guerre ayant rejoint les SAS dans l’immédiat après guerre, Volontaire pour la Corée et futur commandant du CEP chage (1959-1962) ... dans la fonc­tion d’aide mécanicien. 

alpha_0121.gife Lieutenant Nagelmackers est chargé de l’équipement et le Capitaine Deventer (non parachutiste) a la responsa­bilité de la mécanique. 

A la fin de la période d’entraînement, la moto que se partagaient Cassart et Laurent affichait 4013 kilomètres : 4000 pour Laurent, motocycliste confirmé, et 13 pour Cassart, qui n’était jamais monté sur une moto. Ce dernier avait néanmoins déjà acquis une sérieuse expérience de pilote, en participant à des rallyes de l’envergure de Liège-Rome-Liège. Rallyes qu’il accomplissait au volant de puissantes Lincoln ou Mercédès, et même Renault 4 CV, parfois avec Laurent comme équipier.

  

alpha_0121.gife samedi 2 décembre 1950, dans la cour de la FN, Jean Cassart serra quelques mains, ajusta son casque, et enfourcha la moto qu’on lui avait démarrée. Il mit les gaz et, le sourire aux lèvres, salua de la main droite. La gauche, elle, tentait vainement de contrôler les oscillations du monstre à basse vitesse. Au détour d’un zigzag, il prit résolument la direction d’un des pilastres de l’entrée, pourtant large, hésita au dernier moment, et passa à un cheveux de l’autre pilastre. Cet obstacle franchi, il prit son envol dans la grand-rue, qu’il avait probablement louée pour la circonstance. Pour ce dernier week-end d’entraînement, les raiders prenaient en charge les machines destinées au raid.

 

L’étape de Tilff  De G à D : Cassart, Laurent, Leyder,Deventer, Gailly, Holvoet, Nagelmackers (Photo 1 Bn Para)

A l’étape de Tilff, après les 12 premiers kilomètres du dernier entraînement, l’équipe technique de la FN (Messieurs André Regout, Questienne, Van Hout et Kelecom) est atterrée par la manière de conduire de certains des parachutistes: au mieux, ils devraient peut-être atteindre la frontière belge !

conscients, offrent à la postérité une des rares photos du groupe au complet. Un marathonien dans un raid moto ! Ne faisait-on pas confiance à la mécanique? Il semble plutôt qu’Etienne Gailly ait été choisi pour sa forte résistance physique. Aux jeux olympiques de Londres, en 1948, il avait mené tout le marathon, mais avait été coiffé au poteau par l’argentin Cabrera. Etienne Gailly avait été agent parachutiste5, puis volontaire de guerre aux SAS belges. Etienne GAILLY intégra les services spéciaux le 16 jan 44, fut parachuté en Belgique comme radio pour le réseau de résistance Bayard le 5 aou 44 et rejoignit l’Escadron SAS le 24 oct 44.

Une dernière fois, bonne chance! - Une fois terminée l’allocution du général Rosenbaum, commandant les Forces de l’Intérieur, les sept raiders se dirigent vers leurs montures, parquées dans la cour de la caserne Prince Albert à Bruxelles. La clique entonne un air d’adieu, bientôt couvert par la pétarade des machines.Jean Cassart, bien décidé à éviter l’incident de la FN, vise le milieu de l’entrée, actionne résolument la poignée des gaz pour éviter les oscillations et c’est à pleine vitesse, en frôlant le portail d’entrée, qu’il prend le départ du raid: Nagelmackers avait détendu son câble de frein.

  

 9 décembre 1950 : le grand départ de la Caserne Prince Albert 

Le trajet jusqu’à Marseille devait n’être qu’une promenade; il sera la partie la plus pénible du raid: vent, brouillard et verglas rendront la conduite de ces lourdes machines encore plus difficile. Près de Mons, le verglas envoie trois motos dans le décor. Bilan : un carter d’embrayage à remplacer. Les équipiers en possèdent un de rechange, et la réparation est effectuée sur-le-champ.

Le raid ne comporte pas de véhicule suiveur, seules des pièces de rechange essentielles sont emmenées. La FN assure toutefois une assistance au second degré : un nouveau carter, expédié par avion, attendra les raiders à Alger.

Suite à leur excellente préparation, les raiders subviendront, par eux-mêmes, à leurs nombreuses pannes. Ils iront jusqu’à déculasser un moteur, à la seule lumière d’une bougie.

Peu avant Lyon, Cassart est renversé par un conducteur maladroit. Il glisse pendant 50 mètres, sur le ventre, les pieds en avant, et un visage interrogateur tourné vers Laurent qui le suit, et tente de ne pas l’écraser. Sérieusement brûlé, il refusera cependant de prendre un seul jour de repos.

Cassart, doué d’un grand humour, est le premier à sourire des incidents qui lui arrivent. Il serait cependant déplacé de le réduire à son volet humoristique, car il faut lui reconnaître un grand courage, ainsi qu’un moral à toute épreuve.

Dans le rapport journalier, Leyder écrivit un jour: « Aujourd’hui, le major n’est pas tombé » « C’est vrai que j’ai fait beaucoup de chutes, raconte Cassart en 76, mais moi, l’ancêtre, je suis le seul à avoir fait tout le raid à moto : même ce costaud de Laurent a accompli 15 kilomètres en camion! »

Etienne GAILLY intégra les services spéciaux le 16 jan 44, fut parachuté en Belgique comme radio pour le réseau de résistance Bayard le 5 aout 44 et rejoignit l’Escadron SAS le 24 oct 44.

Le 12, ils embarquent à Marseille sur le Ville d’Oran, et le 13, ils sont à Alger. Le commandant de la 4e Circonscription Militaire (française) les accueille en grande cérémonie, et leur promet le même accueil au retour, même en cas d’échec du raid, car, comme tous les Algérois, il est sceptique. C’est en effet la première fois qu’une caravane sur deux roues tente la traversée du désert. L’équipe quitte Alger le 15 ; Cassart proclame : « même si nous devons porter nos motos, nous réussirons! »

raid-de-kamina-1950.jpg caasart-red-kamina-para-belge-2.jpg

Les motos sont des FN type XIII 450 S.V., en service à l’armée belge, fabriquées par la Fabrique Nationale à Herstal ; Moteur: 4 temps, 450 cc, soupapes latérales - Alésage et course : 84,5 /80 mm -Taux de compression : 6 -Vitesse de pointe: 105 km/H  Vitesse de croisiére: 60 km/H -Entre 1947 et 1953, le modèle XIII 450 S.V. a été fabriqué en 4050 exemplaires, non compris quelques exemplaires fournis en 56/57. Ce type de moto existait également en version 35O S.V. (soupapes latérales) et en 350 et 450 O.H.V. (soupapes en tête).  Les sept motos du raid reçurent quelques aménagements spéciaux: pneus, réservoirs supplémentaires calfeutrés (eau, essence et huile), porte-bagages suspendus et démultiplication side-car. (Renseignements aimablement communiqués par la FN).  

Après avoir franchi l’Atlas, l’équipe aborde le désert. Sable et poussière étouffent hommes et carburateurs. Pannes et kilomètres se succèdent. La piste, à peine tracée, est un obstacle permanent: elle est constituée, tantôt de sable mouvant, propice à l’enlisement, tantôt de «tôle ondulée». Imaginez une ondulation tous les cinquante centimètres: la seule solution est de rester au-dessus de 60 kms/h, pour «survoler» les terribles ondulations. La suspension, révolutionnaire, s’y prête parfaitement.

La plus grande particularité de ce type de moto est, en effet, d’être d’un modèle dit « à roue tirée». Qui ne se souvient de la silhouette étrange de ces motos ou la roue avant été enfermée dans une sorte de cage ?

De temps en temps, une oasis vient rompre la monotonie de la route et permet d’échapper, un moment, à l’infernale chaleur. In Salah est atteint le 21, Tamanrasset le 26.

 

        La traversée du Hoggar - Gravure de F. Vetcour

En cours de route, les raiders ont maintes fois l’occasion d’apprécier l’amabilité des administrations locales, mais également la légendaire hospitalité berbère. Chaque fois, Cassart, très courtois, invite ses hôtes berbères à venir le voir... « si jamais ils passaient en Belgique ! »

Un an plus tard, le téléphone sonnera chez l’officier de garde des parachutistes: « Mon lieutenant, il y a des types avec des robes qui font du bazar au réfectoire ! » Le lieutenant S. accourt et trouve le Cassart, en burnous et babouches, déambulant dans le réfectoire avec des amis berbères, en grande tenue, qui avaient répondu à son invitation.

Le 29, le raid quitte l’Algérie, pour réveillonner à Agadès, capitale du Niger6. Cassart arrivera en retard; ses équipiers l’ont perdu en cours de route, et personne ne l’a remarqué.

Au début de l’année 1951, ils atteignent Kano, au Nigeria. Le sable a fait place à une végétation dense qui encombre les pistes et ralentit tout autant la progression. Après un bref passage au Cameroun, la frontière tchadienne est franchie; la FN reçoit le télégramme suivant, daté du 11 janvier 51 :

  

 De G à D: Leyder,Holvoet,Nagelmackers,Laurent,Cassart,Gailly

     

Fort Lamy. Dépassons mi-chemin toujours sept heureux. Major Cassart 

Après Fort Archambault, le raid pénètre en république Centrafricaine. Bangassu le voit passer le 16, et le 17 le raid est signalé à Bondo, frontière du Congo Belge. La partie la plus effrénée est achevée; il reste néanmoins quelque 3000 kilomètres à accomplir dans les vastes territoires du Congo.

Le 18, les raiders sont reçus officiellement à Buta, première ville un peu importante du Congo. Le 19, c’est l’entrée triomphale à Stanleyville10. Chaque stanleyvillois, blanc comme noir, veut voir ces « héros », ces hommes assez fous pour venir à moto quand il y a l’avion.

Après le fol accueil de Stanleyville, le périple reprend, entrecoupé de nombreuses réceptions: tout le pays veut fêter les raiders. L’humour de Cassart fait merveille dans les réceptions, tandis que Laurent ne comprend pas l’enthousiasme des coloniaux; pour lui, ce raid n’a rien d’extraordinaire :

« Nous étions une bande d’amis; nous avons fait quelque chose ensemble et nous nous sommes bien amusés, c’est tout! ».

De réception en réception, les raiders accomplissent néanmoins les 3000 kilomètres prévus au Congo. Ils franchissent l’équateur, et, par Bukavu (Costermansville), Usumbura (capitale de l’Urundi) et Albertville11, ils gagnent Elisabethville12, à l’extrême Sud du Congo. Ensuite, ils rallient Kamina, but final du raid, le 15 février 1951. 13.000 kilomètres ont été avalés, dans la bonne humeur et les pannes, en jouant la plus grande partie de cache-cache du monde: souvent les raiders ont été séparés, croyant devant ceux qui étaient derrière, rarement sont- ils arrivés ensemble au même point!

  

Le 22 février 1952,pour la toute première fois, un parachute se déploie dans le ciel du Congo, c’est celui du major Cassart, bientôt suivi de ses coéquipiers; Deventer, non parachutiste, doit se contenter d’observer ses camarades. Le parachutage est assuré par les adjudants despatchers Bob Schils et Oscar Dewael, spécialement dépêchés au Congo pour la circonstance.

Ces sauts n’auront toutefois rien d’exceptionnel, sinon d’être très détendus, mais ils font grosse impression sur les populations noires, qui ne comprennent pas comment il est possible de s’en tirer vivant. Le principal enseignement tiré de ces sauts est que la descente est beaucoup plus rapide aux heures chaudes.

 

La 6816 de Jacques Holvoet au stand para-commando  du Musée Royal de l’Armée à Bruxelles

Le raid terminé, Cassart avait voulu profiter de l’occasion pour faire voir aux populations ce que sont des parachutistes, et il commanda en Belgique, un avion bourré de parachutes. Les raiders, abandonnant les motos à la base de Kamina, accomplirent une série de sauts à Kamina, E’Ville, Stan et Léo13, avant de regagner, par avion, la Belgique. Pendant le vol, Cassant tint absolument à faire escale a Alger et à présenter ses respects au commandant de la 4e Circonscription Militaire. Celui-ci, étonné mais beau-joueur, tint sa promesse, et reçut les Belges fastueusement.

A l’époque, j’avais 14 ans et j’étais en pension à l’Athénée Royal de Léopoldville ; ce jour là, tout l’internat est allé à l’aérodrome de N’Dolo voir sauter les 7 paras de leur Dakota ! Je crois bien que c’est ce jour là que j’ai décidé que je serais parachutiste…

Le 6 mars 1951, les raiders débarquent à Bruxelles-Evere et sont immédiatement conduits à la caserne Prince Albert, qui les avait vus partir quelque trois mois plus tôt.

Là, devant les représentants de la FN et les autorités militaires rassemblées, le Major Cassant tirera les conclusions du raid: un succès dû a trois raisons

- La qualité de la préparation du raid.- La sympathie agissante de toutes les autorités françaises et belges des territoires traversés.

- L’endurance des hommes, leur esprit d’équipe, et la valeur du matériel employé, car, s’il y a eu des pannes, elles étaient dues, non pas à l’excellent matériel FN, mais aux terribles conditions du désert et de la brousse.

  

 Retour à Bruxelles - de G à D : Leyder, Holvoet, Nagelmackers, Cassart, Gailly, Laurent, Deventer  

 La 6816 de Jacques Holvoet au stand para-commando du Musée Royal de l’Armée à Bruxelles  

A l’époque, j’avais 14 ans et j’étais en pension à l’Athénée Royal de Léopoldville ; ce jour là, tout l’internat est allé à l’aérodrome de N’Dolo voir sauter les 7 paras de leur Dakota ! Je crois bien que c’est ce jour là que j’ai décidé que je serais parachutiste…

      

Texte extrait de « Histoire des Parachutistes S.A.S. de 1942 à 1952 » par Guy de Pierpont et André Lefevre 

         

Parti le 10 décembre 1950 de la Caserne Prince Albert à Bruxelles, les rai- ders atteignent Kamina le 15 février 1951 après avoir parcouru quelque 13.000 km et vécu de multiples péripéties. Leur périple les conduit à Marseille, Alger, In Salah, Tamanrasset, Agades, Kano... et après avoir traversé la République Centrafricaine, ils pénètrent au Congo belge.

La traversée du désert présente à cet époque de nombreux risques. Nous n’étions pas encore au Paris-Dakar...Les hommes ne sont pas suivis d’un camion d’assistance et transportent des pièces de rechange à l’arrière de leurs motos. Ils doi­vent subvenir eux-mêmes aux nombreuses pannes et devront même déculasser un moteur ...à la lumière d’une bougie !

Cassart: un Personnage étonnant  Comme tout au long de sa vie militaire, Cassart fait montre d’un courage excep­tionnel. Mauvais motocycliste, il s’est peu entraîné avant le départ et chutera quelque 76 fois en cours de route. Peu avant Lyon, il est renversé par un conducteur mal­adroit, glisse sur 50 mètres et malgré une sérieuse brûlure refuse de prendre un jour de repos. Dans son rapport journalier, Leyder écrivit un jour :

...Aujourd’hui, le major n’est pas tombé ! Le commandant de l’expédition est le premier à sourire des incidents qui lui arri­vent et aux dires de ses compagnons, il fit montre d’un sens de l’humour et d’un moral à toute épreuve. Rallier le Congo Belge en traversant le désert à moto constitue une première et un exploit. 

L’opération aura un retentissement dans la presse et partout, dans les villes ou les postes isolés, un accueil sympathique lui est réservé par les officiels français. Et lorsque les parachutistes traversent la colo­nie belge, de Buta à Elisabethville pour ensuite remonter vers la Base de Kamina, ils sont reçus triomphalement par les Belges.Le raid se termine en apothéose par un saut en parachute. Deux dispatchers, Bob Schils et Oscar Dewaele, venus pour la circonstance de Belgique organisent les pre­miers sauts en parachute dans le ciel congolais.

 
CE RAID SERA LE DERNIER ACTE DE SA CARRIRE MILITAIRE 

Il avait en effet dit un jour : Ou je commande le Régiment Para- Commando ou je quitte l’armée.. En novembre 1951, n’obtenant pas ce commandement, le Lieutenant- Colonel Cassart (nommé le 26 juin 1951) ne voit plus d’avenir pour lui à l’armée Belge.

Il avait en effet dit un jour : Ou je commande le Régiment Para- Commando ou je quitte l’armée. En novembre 1951, n’obtenant pas ce commandement, le Lieutenant- Colonel Cassart (nommé le 26 juin 1951) ne voit plus d’avenir pour lui à l’armée Belge. Il obtient une série de congés et de congés de maladie jusqu’à ce qu’il soit mis à la pension pour inaptitude physique résultant de son accident d’avion de 1939.

Pensionné le 1er mars 1953, à 47 ans, Cassart entame une carrière d’homme d’affaires, qu’il mènera, comme sa carriè­re militaire, avec la même efficience ciblée et la même fantaisie désinvolte.

                 caasart-red-kamina-para-belge-1.jpg

Il est remonté au ciel parmit nos camarades 

C’est à Athènes, au cours d’un périple dans les îles égéennes que le matin du 30 septembre 1980, on le retrouve mort dans sa chambre, victime d’un infarctus. Il avait laissé des instructions dans son passeport où il souhaitait que son corps reste où il tomberait, espérant que ce serait la Grèce  

Ses mérites ont été reconnus par l’attri­bution de la Croix de guerre et la commanderie de l’Ordre de Léopold avec palme avec la mention :Officier aussi audacieux que coura­geux, dont les aventures resteront légen­daires dans la annales de l’action militai­re clandestine. Volontaire de la première heure pour les missions secrètes, après avoir fait plu­sieurs voyages clandestins de France non occupée en Belgique, a été parachu­té derrière les lignes ennemies. Son action hardie a soulevé l’enthou­siasme parmi les Groupes de la résistance militaire et a jeté ainsi les bases d'une organisation souterraine qui causera de plus en plus de tort à l’ennemi. Arrêté, condamné à mort, s’évade et rejoint les Forces Belges après une captivité de plus de deux ans dans les prisons enne­mies. A bien mérité de l’Armée et de la Nation.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site