Parachutiste béret rouge Fernand F classe 55

 

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                                                            Rare moments de loisirs

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dague.gifUn souvenir personnel me vient à l’esprit lors d’une lecture de carte la nuit. En voici le déroulement, le peloton s’embarque dans un camion vers 23 heures à la caserne, au départ le camion tourne plusieurs fois dans la ville de Diest pour que nous ne puissions pas connaître la direction qu’il va prendre pour nous « dropper » un par un tous les 500 mètres sur une route inconnue en nous donnant un azimut à respecter pour pouvoir rejoindre la caserne à une heure bien précise, la veille de notre permission. Je constate que je reste le dernier dans le camion, croyant que l’on m’avait oublié. Malheureusement le lieutenant Parmentier ne m’avait pas du tout oublié, mais au contraire, il me confia qu’il n’avait plus de carte, nous devions retourner à la caserne pour en reprendre une, ensuite retourner sur le lieu du droppage. Arrivé longtemps après mes compagnons, le lieutenant me donna l’azimut 120 degré à suivre, au cas où je n’aurais pas réussi à trouver le point de contrôle vu l’heure tardive par rapport à mes compagnons. Il me conseilla de me diriger vers l’ouest pour trouver la route qui me permettra de rejoindre la caserne, et arriver à l’heure prévue, ce que j’ai fait (Ouf!). On s’achemine insensiblement vers la période des sauts, tant attendue pour certains et redoutée par d’autres. Avant de nous rendre à Schaffen pour notre instruction de sauts en parachute.

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dague.gifJe vais vous raconter deux anecdotes tout à fait spéciales qui me viennent à l’esprit. La première se passe par une belle matinée d’août, rassemblement de la Compagnie pour effectuer une marche! Rien d’extraordinaire me direz- vous ? Mais lorsqu’elle se déroule de la manière suivante, cette marche se devait de porter un autre nom! Nous sommes partis de Diest par les routes habituelles que nous connaissions si bien, à force de les fréquenter (on marche beaucoup aux Paras). Nos pas nous mènent, je ne sais plus où... Il fait cependant très chaud et lorsqu’on veut étancher la soif, nous recevons l’ordre d’interdiction de boire ou manger quoi que ce soit avant la halte prévue, mais prévue où? Nous sommes perplexes de cette manière de procéder qui est inhabituelle à nos yeux. Notre progression continue néanmoins, mais on commence à ressentir certains effets néfastes. Heureusement le Spirit Para est là, nous aidons un compagnon en prenant son arme, un autre en le débarrassant de son bergham et ce n’est qu’un début. La matinée devient de plus en plus chaude et les dégâts commencent alors.certains compagnons sont incapables de poursuivre, et se couchent dans les fossés, c’est presque une hécatombe, mais sous nos encouragements ils reprennent courages. Enfin nous arrivons à la halte du midi, fatigués, et en désordre et oh stupeur, notre ration est froide..., forcément elle n’est pas cuite! Pas de problème, nous recevons quelques légumes crus, une petite tranche de viande, un peu de beurre et une ration d’eau, à nous de nous débrouiller. Chacun cherche l’endroit idéal pour faire un feu genre pique-nique Beaucoup de mes camarades se contenteront de manger cru et froid. D’autres ne mangeront même pas du tout ce qui ne fut pas mon cas. Pour nous remettre de cette longue et pénible matinée, plus longue que prévu, nos chefs bien-aimés nous ont mitonné un retour à la caserne en lecture de carte! Les plus courageux, les plus rapides et les mieux conservés (c’est-à-dire bien conditionnés en quelque sorte) rentreront juste à temps à la caserne pour le repas du soir. Certaines sections sont rentrées tard, voire même très tard et resteront sur leur faim! Pour nous tous cette journée sera une journée mémorable et définitivement ancrée à jamais dans notre mémoire en lui attribuant le nom de " marche de la soif | lorsque nous en reparlerons plus tard entre nous.

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dague.gifAvant le départ pour la Colonie, nous sommes réunis au Camp d’entraînement de Poulseur du 25 janvier au 11 février 1955, pour y subir une période de formation coloniale. Nous avions à ce moment 12 mois et quelques jours supplémentaires de service militaire.Cette formation nous fut prodiguée et expliquée par les Pères missionnaires de Scheut au vu de leur expérience au Congo belge. Ex: la mentalité des autochtones que nous allions rencontrer, et aussi quelques rudiments des langues parlées, le lingala mais surtout le kiswahili afin de nous faire comprendre suivant les régions que nous allions parcourir. Avant le grand départ pour la Colonie, nous bénéficions d’un congé du samedi 19 février jusqu’au jeudi 24 février 1955, ensuite retour à Poulseur pour nous préparer au départ. 

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dague.gifPara-CommandoLe 4eme Détachement se compose de 32 officiers. 62 sous-officiers et 230 hommes de régime francophone et néerlandophone, sous le Commandement du Capitaine Hazee et séjournera à Baka (Abréviation de la “Base de Kamina" du 21 mars au 1er septembre 1955). Il se compose d’un E M, de 2 compagnies de fusiliers, comprenant une Cie Parachutiste, l’autre d’une Cie Commando, et d’un Peloton de reconnaissance Parachutiste néerrlandophone.

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dague.gifVoici la composition de l’E M:  Lt de Schoutheste SS Lt Med Hourlay - Lt Yovleff le Padre Raymond Thils- CPN Militis- OE Lt Van Cappel-Lt GraufïL-EP Lt Comil -MTO Lt Baron- OTS SGT Hollants-SP ISM Van Gelder

Deux Compagnies de fusiliers composées de 3 Pelotons de fusiliers et 1 Peloton d’armes hy La Compagnie Para sous le Commandement du Capitaine Vaes La Compagnie Commando sous le Commandement du Capitaine Debleser -Le Peloton Recee de 2 sections montées sur 8 jeeps armées de 3 MI.30 chacune sous le Commandement du Lieutenant Janssen-Le CE Para sous le Commandement du Lieutenant Roelandts

dague.gifSes attributions: responsabilités des parachutages et ravitaillement par air. Tout le personnel s’est porté volontaire pour servir dans les unités Paras-Commandos, les hommes, les gradés de réserve qui n’étaient astreints à faire que 18 mois de service ont souscrit un engagement volontaire de trois mois supplémentaires pour pouvoir servir à la Colonie. 

dague.gifVoici Quelques renseignements complémentaires sur l’emploi des troupes Para-Commandos au Congo Belge :Si pour des raisons d’économie et de facilités résultant du temps de paix, l’entraînement des parachutistes et celui des commandos s’effectue suivant des méthodes à peu près similaires, les gradés maintiennent les traditions des deux unités, la souplesse de l’organisation d’opérations dans n’importe quelle situation et dans n’importe quel terrain. En Afrique, les unités Para-Commandos sont celles qui sont les mieux adaptées au pays vu la pauvreté et la fragilité du réseau routier. Le parachutage est celui qui demande le moins de temps pour toute opération offensive ou défensive dans n’importe quel endroit dans les limites du rayon d’action des appareils de transport. En ce qui concerne le bien être de la troupe, on n’est pas oublié. L’entraînement dur et absorbant, demande des périodes de détente, du repos pour l’esprit autant que pour le corps. Le délassement le plus apprécié par les hommes, est le cinéma, car l’homme fatigué traverse des moments de lassitude morale, du courrier qui arrive en retard, des réactions mentales après un saut en parachute ou un exercice à balles réelles, ce qui nous empêche de chercher l’aventure. Le confort de la base (CTB) compense les difficultés de l’entraînement et nous assure un repos réparateur après les manœuvres. Cette formule adaptée pour régir notre séjour au Congo belge nous semble heureux puisque le détachement précédent le nôtre, a quitté la Colonie en emportant un excellent souvenir de son passage. 

 Retrouvez le au Congo cliquer sur la grenade military-40.gif

 

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